Rencontre avec Martín Solares, Omar Benlaala et Emmanuelle Pagano — 2de partie

Marathon des mots
13e festival international de littérature

 

Fin de la rencontre avec Omar Benlaala (Tu n’habiteras jamais Paris, Flammarion), Emmanuelle Pagano (Serez-vous des nôtres ?) et Martín Solares (Comment dessiner un roman). Humilité, travail de la langue et de l’histoire, traduction ; ils reviennent avec les étudiants du master création littéraire de Toulouse sur la phase de recherche et de réflexion qui accompagne l’écriture au travers d’anecdotes personnelles.



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Rencontre avec Martín Solares, Omar Benlaala et Emmanuelle Pagano — 1re partie

Marathon des mots
13e festival international de littérature



24 Juin 2017

Autour de la table, Omar Benlaala, Emmanuelle Pagano et Martín Solares, ainsi que les étudiants du master création littéraire de Toulouse, pour une petite heure d’entretien avec les auteurs et le public.

Entre récits autobiographiques et éléments de vie mêlés à la fiction, ils bâtissent chacun à leur manière une œuvre à partir de la réalité : qu’ils parlent de l’intégration des jeunes musulmans français, ou de l’ennoyage d’une vallée dans l’Aveyron, jusqu’à la situation du Mexique.

Retour sur une rencontre avec les voix les plus singulières de la littérature française et mexicaine.



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Rencontre avec Abdellah Taïa — 2de partie

Marathon des mots
13e festival international de littérature



Celui qui est digne d’être aimé

Suite et fin de la rencontre avec Abdellah Taïa, fidèle habitué du Marathon des mots de Toulouse !

L’écrivain et cinéaste marocain homosexuel approfondit sa réflexion autour de son rapport à la langue française et de la domination qu’elle impose au Maroc en tant qu’outil des riches, revenant à travers le récit épistolaire d’Ahmed sur les violences qui se jouent au sein des constructions sociales.

Le public du festival a pu profiter de la Terrasse du Musée du Vieux Toulouse pour bavarder avec l’écrivain, en compagnie des étudiants du master de Création littéraire de l’Université Toulouse Jean Jaurès, qui ont encadré la rencontre.

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Rencontre avec Abdellah Taïa — 1re partie

Marathon des mots
13e festival international de littérature



Petits déjeuners littéraires

La Terrasse du Marathon accueillait une conversation à bâtons rompus avec l’écrivain et cinéaste Abdellah Taïa, figure engagée de la scène littéraire franco-marocaine. La rencontre s’axait autour de son dernier roman, Celui qui est digne d’être aimé, paru aux Éditions du Seuil (2017), le public profitant de l’occasion pour discuter librement avec l’auteur grâce à la proximité instaurée dans ces petits-déjeuners littéraires.

Rencontre avec Abdellah Taïa — 1re partie

Sommaire

1. Abdellah Taïa : courte biographie
2. Celui qui est digne d’être aimé et Les lettres portugaises
3. Lettre à la mère : un portrait de femme
4. Œuvre et vie

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Rencontre avec Aura Xilonen & Blandine Rinkel — 2de partie

Marathon des mots
13e festival international de littérature



La vie des autres

Blandine Rinkel (L’abandon des prétentions, Fayard) et Aura Xilonen (Gabacho, Liana Levi), continuent leur discussion sur leur rapport à la littérature attablées en Terrasse du Musée du Vieux Toulouse. Sans se revendiquer porte-parole des jeunes générations, elles transmettent leur volonté d’indépendance et de révolte et s’attardent plus en détail sur leur style littéraire et leur expérimentation de la langue.

Rencontre avec Aura Xilonen & Blandine Rinkel — 2de partie

Sommaire

1. Ouvrir des minorités
2. Catastrophe : La nuit est encore jeune
3. L’expérimentation des langues et la curiosité
4. Style de L’abandon des prétentions : les références

5. La traduction de Gabacho, Julia Chardavoine : co-autrice du livre
6. La Création de Liborio, boxeur mexicain

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Rencontre avec Aura Xilonen et Blandine Rinkel — 1re partie

Marathon des mots
13e festival international de littérature



25 Juin 2017

Blandine Rinkel (L’abandon des prétentions, Fayard) et Aura Xilonen (Gabacho, Liana Levi), deux jeunes autrices 1, étaient invitées à la Terrasse du Marathon des mots pour parler de leur premier roman lors des petits-déjeuners littéraires en compagnie des étudiants du master Création littéraire de Toulouse Jean-Jaurès, qui ont animé les matinées du festival.

Entre immigration et exil, rencontre et espoir : Blandine Rinkel et Aura Xilonen dressent deux portraits bien distincts : celui, touchant et intime, d’une femme par sa fille, et de son accueil inconditionnel des gens de passage, et celui, hilarant et émouvant, de Liborio, jeune clandestin mexicain qui tente de se faire une place à coups de poing et de mots.

 


Rencontre avec Blandine Rinkel et Aura Xilonen

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Rencontre avec Cécile Coulon, Simon Johannin et Jean-Baptiste Del Amo — 2de partie

La France, de profile



Jean-Baptiste Del Amo (Règne animal, Gallimard), Cécile Coulon (Trois saisons dʼorage, Viviane Hamy) et Simon Johannin (Lʼété des charognes, Allia) approfondissent leurs visions de la France rurale, dans une rencontre organisée par le Marathon des mots et animée par Kerenn Elkaïm. (retrouvez la première partie ici)

Sur plusieurs générations, l’exploitation de la nature par l’activité humaine prend des formes de catastrophe naturelle entre les tragédies des hommes. Mais avant la suite de l’entretien, je vous propose un rapide résumé des œuvres.



 

Rencontre avec Cécile Coulon / Jean-Baptiste Del Amo/ Simon Johannin — 2de partie

Sommaire

1. Un portrait de la France rurale
2. L’exploitation de la nature
3. Les animaux dans les récits
4. Le désir et la violence
5. La famille

Résumé des œuvres

Règne Animal, Jean-Baptiste Del Amo, GallimardRègne animal :

Règne animal retrace, du début à la fin du vingtième siècle, l’histoire d’une exploitation familiale vouée à devenir un élevage porcin. Dans cet environnement dominé par l’omniprésence des animaux, cinq générations traversent le cataclysme d’une guerre, les désastres économiques et le surgissement de la violence industrielle, reflet d’une violence ancestrale. Seuls territoires d’enchantement, l’enfance – celle d’Éléonore, la matriarche, celle de Jérôme, le dernier de la lignée – et l’incorruptible liberté des bêtes parviendront-elles à former un rempart contre la folie des hommes?

 

Trois saisons d'orage, Cécile Coulon, Viviane Hamy

Trois saisons d’orage :

Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d’un pays qui s’en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d’une terre abrupte. L’histoire d’André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu’il en reste. Les Trois-Gueules sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s’étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps, elles sont l’antichambre du paradis. 

 

L'Été des charognes, Simon Johannin, AlliaL’Été des charognes :

Les bêtes sont partout, les enfants conduisent leurs parents ivres morts dans des voitures déglinguées et l’amitié reste la grande affaire. C’est un pays d’ogres et d’animaux errants, un monde organique fait de pluie et de graisse, de terre et d’os, où se répandent les fluides des corps vivants et ceux des bestioles mortes. Même le ramassage scolaire ressemble au passage des équarrisseurs. Ici, on vit retiré, un peu hors-la-loi, pas loin de la misère aussi. 

C’est La Fourrière, un « village de nulle part », et c’est un enfant qui raconte : massacrer le chien de « la grosse conne de voisine », tuer le cochon avec les hommes du village, s’amuser au « jeu de l’arabe », rendre les coups et éviter ceux des parents. Mais bientôt certains disparaissent, les filles vous quittent et la forêt finit par s’éloigner. D’une bagarre l’autre, la petite musique de ce premier roman vous emmène jusqu’à l’adolescence, quand la douleur fait son entrée et que le regard change, dans les turbulences d’une langue outrancière au plus près du rythme de l’enfance : drôle et âpre, déchirante et fièvreuse, traversée de fulgurances.*

 

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Rencontre avec Cécile Coulon, Simon Johannin et Jean-Baptiste Del Amo — 1re partie

Loin des villes : « Entre la Montagne noire, les terres volcaniques et les plaines occitanes. »

Le Marathon des mots a accueilli en juin trois écrivains portant un regard singulier sur la France rurale d’hier et d’aujourd’hui.  Jean-Baptiste Del Amo (Règne animal, Gallimard), Cécile Coulon (Trois saisons dʼorage, Viviane Hamy) et Simon Johannin (Lʼété des charognes, Allia) se sont retrouvés pour une rencontre avec le public, là où la nature fait corps avec le roman et sʼinvite au cœur des tragédies humaines 1.

Les écrivains reviennent sur leur vision de la campagne, celle de leur enfance et de leurs œuvres. Une confrontation violente avec l’environnement à travers le prisme du langage et des mots.

Cécile Coulon, Jean-Baptiste Del Amo, Simon Johannin – © Photographie Gilles Vidal

Simon Johannin, Jean-Baptiste Del Amo, Cécile Coulon – Photographie Gilles Vidal

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Discussion avec Alain Damasio — 2nd partie

La seconde partie de la discussion avec Alain Damasio est enfin là ! (Vous pouvez relire la première ici.)

Il y était question de révolte, de volte et de vif, de langage et de poésie, on continue sur la langue, l’expérimentation du langage, mais aussi, et enfin, sur les adaptations du roman : que ce soit la BD (en 5 tomes, chez Delcourt), le projet Windwalkers, (qui était un projet d’adaptation transmédiavisant un long-métrage d’animation, un jeu vidéo et des comics), et bien sûr, le tome 2 de La Horde du Contrevent.

Un bien beau programme, non ?

Et puisqu’il est question en grande partie de La Horde, voici le court résumé de l’éditeur, à propos du livre :

La Horde du Contrevent :

« Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu’un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s’y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d’eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu’en Extrême-Aval ait été formé un bloc d’élite d’une vingtaine d’enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueule, leur vie durant, le vent jusqu’à sa source, à ce jour jamais atteinte : l’Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m’appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l’éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l’azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l’ultime. »

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Discussion avec Alain Damasio — 1re partie

Lors de sa conférence qu’il a tenue durant le séminaire de l’IRPALL (l’Institut de Recherche Pluridisciplinaire en Arts, Lettres et Langues), consacré aux « Fictions des mondes possibles », Alain Damasio s’est entretenu avec son public afin de répondre à quelques questions.

L’auteur de La Zone du Dehors y parle de son travail sur la langue, du style et de traduction, développant les sujets qui lui tiennent à cœurs et qui traversent l’intégralité de son œuvre : trans­humanisme et sensorialité, expérience du monde et de notre environnement, ainsi que la distinction entre pouvoir et puissance.

Une réflexion intense autour de sujets contemporains, mêlée d’art et de poésie. L’auteur en profite par ailleurs pour nous parler brièvement de la suite de La Horde du Contrevent et de son tome 2, nous laissant présager quelques pistes quant à son contenu.

N’hésitez pas à relire la première partie de la Rencontre avec Alain Damasio en cliquant ici, sur Aucun souvenir assez solide.

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