Rencontre avec Martín Solares, Omar Benlaala et Emmanuelle Pagano — 2de partie

Marathon des mots
13e festival international de littérature

 

Fin de la rencontre avec Omar Benlaala (Tu n’habiteras jamais Paris, Flammarion), Emmanuelle Pagano (Serez-vous des nôtres ?) et Martín Solares (Comment dessiner un roman). Humilité, travail de la langue et de l’histoire, traduction ; ils reviennent avec les étudiants du master création littéraire de Toulouse sur la phase de recherche et de réflexion qui accompagne l’écriture au travers d’anecdotes personnelles.



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Rencontre avec Martín Solares, Omar Benlaala et Emmanuelle Pagano — 1re partie

Marathon des mots
13e festival international de littérature



24 Juin 2017

Autour de la table, Omar Benlaala, Emmanuelle Pagano et Martín Solares, ainsi que les étudiants du master création littéraire de Toulouse, pour une petite heure d’entretien avec les auteurs et le public.

Entre récits autobiographiques et éléments de vie mêlés à la fiction, ils bâtissent chacun à leur manière une œuvre à partir de la réalité : qu’ils parlent de l’intégration des jeunes musulmans français, ou de l’ennoyage d’une vallée dans l’Aveyron, jusqu’à la situation du Mexique.

Retour sur une rencontre avec les voix les plus singulières de la littérature française et mexicaine.



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Rencontre avec Caryl Férey

AVT_Caryl-Ferey_6426Vendredi 6 mai 2016, 18 h.

Caryl Férey est en ébullition, il ne peut pas s’arrêter de bouger.

L’écrivain voyageur, baroudeur par excellence, ne supporte pas l’immobilité. Assis sur sa chaise tournante dans l’arrière-salle de la librairie Ombres Blanches, où ont lieu les rencontres auteurs — récurrentes dans ce foyer de culture —, Caryl Férey ne s’arrête pas un seul instant de pivoter, de bouger, de gesticuler et de captiver la salle avec son parler rock, la gestuelle qui va avec, décontracte.

La rencontre a lieu autour de son dernier polar, Condor, paru aux éditions Gallimard en mars dernier. Le rencard, animé par Jean-Marc Laherrère, est organisé avec le soutien de Polars du Sud. Ça tombe bien, l’intrigue se déroule au Chili.

Renard voyageur

Pour ceux qui auraient eux la mauvaise idée de bouder ses livres, je ne peux que vous inviter à découvrir ce canidé du genre Vulpes. Né à Caen, il parcourt tôt l’Europe à moto et fait un tour du monde à 20 ans, grand voyageur. Auteur de romans policiers et de romans jeunesses, sa fresque des continents débute avec Haka et Utu, un diptyque consacré à la Nouvelle-Zélande, avant de se poursuivre avec ZuluMapuche ou encore le moins connu mais non moins brillant récit : Les Nuits de San Francisco (aux éditions Arthaud).

Et avant d’attaquer, voici le résumé de ce bel oiseau — de malheur… ! Le Condor.

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Rencontre avec Craig Johnson

Jeudi 8 octobre 2015. 18h00.

Profile PhotoCraig Johnson était l’invité d’honneur du Festival international de Toulouse Polar du Sud. La médiathèque José Cabanis a eu le plaisir de l’accueillir pour une rencontre passionnée et chaleureuse dans son grand auditorium.

Le point d’orgue du festival se tenait le week-end suivant, à la Librairie de la Renaissance, sous un chapiteau en extérieur. De nombreuses rencontres et animations ont rythmé cette semaine qui s’est terminée en beauté, rassemblant la soixantaine d’auteurs sous un seul et même chapiteau, concluant cette 7e édition avec brio.

Le romancier au grand chapeau nous a fait part de sa présence de shérif ainsi que de nombreuses anecdotes qu’il avait à nous raconter, mais avant de vous laisser les découvrir, voici une petite présentation de l’auteur pour celles et ceux qui ignoreraient de qui on parle.

Chapiteau à Basso Cambo

Le chapiteau extérieur à Basso-Cambo

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Rencontre avec Thomas H. Cook

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Mercredi 7 octobre 2015. 18h30.

Après un an d’attente, le Festival Toulouse Polar du Sud est revenu une fois de plus à la librairie Ombres Blanches, cette fois-ci pour une rencontre exceptionnelle avec un grand auteur de la littérature policière, Thomas H. Cook !

Policiers, thrillers & romans noirs

Salué comme l’un des plus grands écrivains de roman policier de sa génération, il publie son premier roman Blood Innocents alors qu’il est encore étudiant, disponible chez nous chez Gallimard.

Depuis, il est l’auteur d’une trentaine de romans à succès et a été nominé pas moins de 6 fois par la Crime Writers’ Association (qui s’occupe de récompenser les meilleurs romans policiers et leur décerne un prix) et remporte un Award dans la foulée !

Rencontre avec Thomas H. COOK à Ombres Blanches, dans le cadre du festival 2015 de Toulouse Polars du Sud, animée par Jean-Marc Laherrère.Il reçoit le Prix Edgar Allan Poe du meilleur roman policier en 1996 pour The Chatham school affair, réédité chez nous en poche sous le titre : Au lieu-dit Noir-Étang, et rafle au passage  le Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points en 2013, dont j’ai été membre du jury lecteur.

« Ce sont en général des romans assez intimistes qui se passent dans les secrets des familles. »

Mais avant d’attaquer, voici un petit résumé du dernier roman de Thomas H. Cook :

Le crime de Julian Wells :

Philip Anders, critique littéraire, s’interroge : pourquoi son ami l’écrivain Julian Wells s’est-il tranché les veines dans une barque, au milieu de l’étang de sa propriété des Hamptons ? Le suicide est irréfutable, ses raisons impénétrables.

En enquêtant sur leur passé commun ? un voyage en Argentine du temps de la dictature militaire, au cours duquel leur jolie guide Marisol avait disparu ? mais aussi sur l’œuvre de Julian, hantée par des tueurs aussi abominables qu’Erzsébet Báthory, la Comtesse sanglante, ou Tchikatilo, l’Éventreur rouge de Rostov, Anders est confronté à la part d’ombre de celui qu’il admirait tant.

Et si ce suicide n’était pas le seul crime de Julian Wells ?

 *

La conversation a été animée par Jean-Marc Laherrère et Benoît Séverac, qui s’est occupé de la traduction en direct. Elle n’est donc pas strictement littérale mais bien vivante et spontanée !

Elle tente de rendre compte des paroles de Thomas Cook aussi fidèlement que possible dans le feu de la discussion et a permis aux personnes non anglophone de l’audience de suivre la conversation afin d’écouter ce grand auteur. Merci à lui !

Pour les plus bilingues d’entre vous, vous pourrez profiter des réponses de Thomas H. Cook en anglais !

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Rencontre avec Antonio Altarriba & Keko

Le mardi 6 octobre 2015, la médiathèque du Grand M accueillait deux auteurs espagnols de bande dessinée, Antonio Altarriba et Keko, pour la promotion de leur dernier ouvrage : Moi, assassin.

Tous deux étaient invités à discuter de leur œuvre dans le cadre du festival international des littératures policières de Toulouse. Ce fut pour eux l’occasion de revenir sur leur parcours et de nous parler du monde de la bande dessinée outre Pyrénées, encore amplement déconsidérée.

L’Art de tuer

Moi, assassin a reçu le Grand prix de la critique ACBD en 2015 (« l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée ») et faisait partie la même année de la sélection officielle du Fauve Polar d’Angoulême.

La BD, qui a reçu un accueil plus que favorable de la part du public et des critiques, aborde sur fond historique de nationalisme basque la question du meurtre. Qu’il serve une vengeance ou des revendications politiques et idéologiques : rien ne le justifie. Mais les auteurs posent ici la question de sa gratuité… transformant sa pratique en un véritable art de tuer.

Les auteurs

Antonio Altarriba endosse le rôle du scénariste. Essayiste, Antonio Altarribaromancier, critique, professeur de littérature française et scénariste pour la télé et la BD, il s’est fait connaitre en France par son roman graphique L’art de voler (El arte de volar), illustré par Kim, qui raconte la vie de son père dans l’Espagne en crise du XXe siècle. L’ouvrage avait déjà reçu en 2010 le Prix national de la bande dessinée pour sa qualité.

*

Keko festival Vinetas a Coruna

Keko quant à lui s’occupe cette fois des illustrations. Scénariste et dessinateur, il publie d’abord des histoires courtes dans le magazine Madriz et publie un premier album très remarqué : La Isla de los perros (L’île aux chiens). Plusieurs albums, seul ou en collaboration, ont suivi dont les magnifiques Plein les yeux, reprenant l’imagerie des années 50′, et La Protectrice, un ouvrage sublime qui donne une suite à la Tour d’écrou d’Henry James.

~

Alexandra Carrasco s’est quant à elle occupée de la traduction française.

Antonio Altarriba y Keko, dibujados por éste último.

Portrait d’Antonio Altarriba et de Keko dessiné par ce dernier.

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Rencontre avec Yves Ravey

Dans le cadre du 7e Festival International des Littératures Policières, organisé par l’association Toulouse Polar du Sud, qui s’est déroulé les 9, 10 et 11 octobre derniers, de nombreuses animations, des débats et des rencontres avec des auteurs étaient organisés.

Le Festival ne s’est pas seulement contenté de sa place sous le chapiteau, installé pour l’occasion à Basso-Cambo à la librairie de la Renaissance, il en a profité pour s’inviter hors les murs, dans divers lieux culturels de la ville.

Et c’est la librairie Ombres Blanches qui a inauguré le festival en accueillant Yves Ravey dans sa grande salle de conférence, le samedi 3 octobre, afin de présenter son nouveau roman : « Sans états d’âme », publié aux Éditions de Minuit.

La rencontre a été animée par Jean-Paul Vormus, président de Toulouse Polars du Sud, dans le cadre du festival.

Après quoi Yves Ravey a répondu aux questions du public.

Chapiteau Basso-Cambo, photo de Christelle Guillaumot

Chapiteau Basso-Cambo

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