Rencontre avec Caryl Férey

AVT_Caryl-Ferey_6426Vendredi 6 mai 2016, 18 h.

Caryl Férey est en ébullition, il ne peut pas s’arrêter de bouger.

L’écrivain voyageur, baroudeur par excellence, ne supporte pas l’immobilité. Assis sur sa chaise tournante dans l’arrière-salle de la librairie Ombres Blanches, où ont lieu les rencontres auteurs — récurrentes dans ce foyer de culture —, Caryl Férey ne s’arrête pas un seul instant de pivoter, de bouger, de gesticuler et de captiver la salle avec son parler rock, la gestuelle qui va avec, décontracte.

La rencontre a lieu autour de son dernier polar, Condor, paru aux éditions Gallimard en mars dernier. Le rencard, animé par Jean-Marc Laherrère, est organisé avec le soutien de Polars du Sud. Ça tombe bien, l’intrigue se déroule au Chili.

Renard voyageur

Pour ceux qui auraient eux la mauvaise idée de bouder ses livres, je ne peux que vous inviter à découvrir ce canidé du genre Vulpes. Né à Caen, il parcourt tôt l’Europe à moto et fait un tour du monde à 20 ans, grand voyageur. Auteur de romans policiers et de romans jeunesses, sa fresque des continents débute avec Haka et Utu, un diptyque consacré à la Nouvelle-Zélande, avant de se poursuivre avec ZuluMapuche ou encore le moins connu mais non moins brillant récit : Les Nuits de San Francisco (aux éditions Arthaud).

Et avant d’attaquer, voici le résumé de ce bel oiseau — de malheur… ! Le Condor.

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Entrevue avec Julia Deck

Julia Deck © Hélène BAMBERGER

crédit photo : Julia Deck – Paris avril 2014 © Hélène BAMBERGER

Julia Deck était invitée au Banquet littéraire d’Automne de Lagrasse de 2015 pour aborder une des thématiques présentes dans son œuvre : le réel.

Après avoir assisté aux conférences et participé aux tables rondes organisées par le Banquet (vous pouvez retrouver les vidéos ici), l’auteure de Viviane Élisabeth Fauville et du Triangle d’hiver a accordé une entrevue aux étudiants du master métiers de l’écriture de Toulouse.

Après un café en terrasse du Café-Librairie du Banquet, la discussion s’est déroulée au frais, dans les jardins de l’Abbaye, au cœur des Corbières, pour aborder cette fois-ci des aspects plus techniques du métier d’écrivain.

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Banquet littéraire – Tristan Garcia, Julia Deck, Yves Ravey, Mathieu Riboulet, Ivan Jablonka & Yves Lepestipon

L'Abbaye de Lagrasse

Cette année, le Banquet d’Automne s’interrogeait sur l’écriture du réel. Et pour la seconde fois, il associait à ses rencontres le master des métiers de l’écriture de l’Université Toulouse – Jean-Jaurès.

Les étudiants du master ont ainsi mené les rencontres avec les auteurs et animé des lectures musicales des textes des écrivains tout au long du Banquet qui s’est déroulé du vendredi 23 au dimanche 25 octobre.

Voici un petit condensé des rencontres qui s’y sont déroulées !

Le Banquet d’Automne

Installé dans l’abbaye de Lagrasse, au cœur des Corbières, ce centre culturel accueille depuis déjà 21 ans son fameux « Banquet du livre ». Ainsi, chaque année voit son lot de festivals littéraires et de philosophie, en plus des nombreux ateliers d’écriture et des rencontres d’écrivains au milieu de ce cadre bucolique où se niche un café et une librairie.

Printemps, Été, Automne ; en trois déclinaisons le Banquet littéraire invite « à concevoir autrement le rapport entre Vie et Culture ; c’est-à-dire la pensée et la littérature, la création comme acte qui implique et suscite un déplacement de point de vue ou encore une invention de possibles. »

Les intervenants de cette édition tentent à leur manière d’écrire le réel.

(Pour voir le programme complet du banquet, je vous invite à consulter leur page web.)

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Les auteurs invités


Julia Deck
Julia Deck est une écrivaine française publiée aux Éditions de Minuit. Son premier roman, Viviane Élisabeth Fauville, sorti en 2012, a reçu un très bon accueil du public et de la presse. Le Triangle d’hiver (Minuit, 2014), qui est son second roman, a d’ores et déjà suivi la même voix. Elle aborde au sein de son œuvre le thème de l’identité, à travers lequel s’immisce dans la narration un jeu sur la confusion.

Tristan Garcia Photo Catherine Hélie © Éditions Gallimard

Tristan Garcia est un écrivain et philosophe toulousain. Maître de conférences dans le département de philosophie à Lyon, son premier roman, La Meilleure Part des hommes (Gallimard, 2008) a reçu le Prix de Flore la même année. Son œuvre, entre littérature et essais, est imprégnée de philosophie et de culture pop. Son dernier roman en date : 7., paru en 2015, a déjà reçu le Prix du Livre Inter 2016.

Mathieu Riboulet © Sophie BassoulsMathieu Riboulet est un écrivain et réalisateur français. Auteur d’une quinzaine d’ouvrages, dont les derniers sont parus aux Éditions Verdiers, Mathieu Riboulet est un habitué du Banquet du livre de Lagrasse où il est régulièrement convié. Le thème du réel lui sied parfaitement, puisqu’il tisse avec sa langue une approche du réel avant d’atteindre le surgissement. (Vous pouvez lire à ce sujet l’entretien qu’il a donné au moment de la sortie de son livre Entre les deux il n’y a rien.) Mathieu Riboulet a été fait Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres‎.

Yves Ravey © photo Hélène BambergerYves Ravey est un romancier et dramaturge français. Publié aux Éditions de Minuit, son œuvre conséquente comporte plus d’une vingtaine de romans dont Enlèvement avec rançon, La Fille de mon meilleur ami, ou encore Sans états d’âme sur lequel il est revenu lors d’une précédente rencontre, durant le Festival International des Littératures Policières. (À retrouver ici.)

Ivan Jablonka © Hermance TriayIvan Jablonka est professeur d’histoire à l’Université Paris XIII – Sorbonne, ainsi qu’éditeur et écrivain. Il est un des fondateurs et rédacteurs en chef de La Vie des idées, revue en ligne née en 2007, et est codirecteur de la collection « La République des Idées » au Seuil.


Yves LePestiponYves Le Pestipon
est professeur de chaire supérieure à Toulouse et enseignant de Première Supérieure (Khâgne), il est également poète et écrivain.

Rencontre avec Maylis de Kerangal — 2de partie

maylis-de-kerangalColloque international : une écriture nomade

Pour la 2de partie de cette rencontre avec Maylis de Kerangal, la parole a été donnée aux étudiants du master métiers de l’écriture de l’université Toulouse-Jean Jaurès.

Le thème, l’espace ! (frontière de l’infini…)

Car si le temps a été étudié dans la première partie de ce colloque, difficile d’en parler sans convoquer à son alter ego, les deux notions étant étroitement liées.

Et si le lecteur, comme Simon Limbre debout sur son surf, a l’impression d’étirer l’espace et d’allonger le temps, il en est de même dans le dernier roman de Maylis de Kerangal, À ce stade de la nuit, paru en octobre 2015, dont il sera plus précisément question durant cette table ronde.

Mais avant de poursuivre la rencontre, je vous propose de découvrir le résumé du livre.

À ce stade de la nuit :

Lampedusa. Une nuit d’octobre 2013, une femme entend à la radio ce nom aux résonances multiples. Il fait rejaillir en elle la figure de Burt Lancaster – héros du Guépard de Visconti et du Swimmer de Frank Perry – puis, comme par ressac, la fin de règne de l’aristocratie sicilienne en écho à ce drame méditerranéen : le naufrage d’un bateau de migrants.

Écrit à la première personne, cet intense récit sonde un nom propre et ravive, dans son sillage, un imaginaire traversé de films aimés, de paysages familiers, de lectures nomades, d’écrits antérieurs. Lampedusa, île de littérature et de cinéma devenue l’épicentre d’une tragédie humaine. De l’inhospitalité européenne aussi.

Entre méditation nocturne et art poétique À ce stade de la nuit est un jalon majeur dans le parcours littéraire de Maylis de Kerangal.

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Rencontre avec Maylis de Kerangal — 1re partie

Maylis de Kerangal Colloque nomadeColloque international : une écriture nomade

Les 9, 10 et 12 octobre 2015, à Toulouse et Paris, s’est déroulée la première manifestation universitaire entièrement consacrée à Maylis de Kerangal.

Ce colloque nomade s’est penché sur l’œuvre de Maylis de Kerangal dans son entièreté et a examiné la place qu’occupe l’auteur dans le paysage littéraire con-temporain, s’intéressant aussi bien aux romans et nouvelles de l’auteur qu’à ses essais…

Il a été organisé par l’université Toulouse-Jean Jaurès et l’université Paris-Sorbonne, en collaboration avec la médiathèque José Cabanis.

Chacune des journées du colloque furent consacrées à un thème précis, Maylis de Kerangal dans le paysage littéraire contemporain (écrire le réel, lespace, décrire) pour le vendredi 9 octobre ; Les pratiques stylistiques de Maylis de Kerangal pour le lundi 12 octobre.

Quant au samedi 10 octobre, journée qui nous intéresse, l’étude portait autour du Lyrisme, du temps et de lespace en présence de l’auteur.

La rencontre s’est déroulée dans le grand auditorium de la médiathèque José Cabanis, que les étudiants du master métiers de l’écriture remercient pour les avoir accueillis. Ils remercient aussi la mairie de Toulouse et la Maison des écrivains et de la littérature pour cette collaboration avec l’université.

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Rencontre avec Mathieu Riboulet

En octobre 2015, Mathieu Riboulet était de passage à la librairie Ombres Blanches pour parler de ses deux derniers ouvrages : Lisières du corpsEntre les deux il n’y a rien.

Mathieu Riboulet

Réalisateur de films de fictions et de documentaires qu’il produit pendant une dizaine d’années avec sa société Spy Films, fondée dans les années 1980, Mathieu Riboulet passe de l’objectif à la plume pour se consacrer à l’écriture.

Bien lui en fait, le voilà revenu avec de nouveaux ouvrages.

Publié depuis 2008 aux éditions Verdiers, avec L‘Amant des morts, suivi en 2010 du roman Avec Bastien, Mathieu Riboulet est accueilli dans cette fameuse maison jaune par Gérard « Bob » Bobillier, le fondateur des éditions Verdiers, il y a de ça 8 huit ans déjà.

Auparavant, c’est Maurice Nadeau (directeur littéraire de collections et de revues et éditeur français) qui publie en 1996 son premier ouvrage: Un sentiment océanique. Paraissent trois autres romans, Mère Biscuit (1999), Quelqu’un s’approche (2000) et Le Regard de la source (Maurice Nadeau, 2003), suite à quoi l’auteur publie quelques ouvrages aux éditions Gallimard.

or-il-parlait-de-son-corps-737x1024 - 2En novembre 2012, son roman Les Œuvres de miséricorde, qui questionne l’héritage des guerres entre la France et l’Allemagne, reçoit le prix Décembre. L’Amant des morts a quant a lui reçu le Prix de l’Estuaire en 2009, ainsi que le prix Thyde Monnider de la SGDL en 2008.

Son dernier roman, Or, il parlait du sanctuaire de son corps est paru en mars 2016 aux éditions Les Inaperçus.

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Rencontre avec Craig Johnson

Jeudi 8 octobre 2015. 18h00.

Profile PhotoCraig Johnson était l’invité d’honneur du Festival international de Toulouse Polar du Sud. La médiathèque José Cabanis a eu le plaisir de l’accueillir pour une rencontre passionnée et chaleureuse dans son grand auditorium.

Le point d’orgue du festival se tenait le week-end suivant, à la Librairie de la Renaissance, sous un chapiteau en extérieur. De nombreuses rencontres et animations ont rythmé cette semaine qui s’est terminée en beauté, rassemblant la soixantaine d’auteurs sous un seul et même chapiteau, concluant cette 7e édition avec brio.

Le romancier au grand chapeau nous a fait part de sa présence de shérif ainsi que de nombreuses anecdotes qu’il avait à nous raconter, mais avant de vous laisser les découvrir, voici une petite présentation de l’auteur pour celles et ceux qui ignoreraient de qui on parle.

Chapiteau à Basso Cambo

Le chapiteau extérieur à Basso-Cambo

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Rencontre avec Thomas H. Cook

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Mercredi 7 octobre 2015. 18h30.

Après un an d’attente, le Festival Toulouse Polar du Sud est revenu une fois de plus à la librairie Ombres Blanches, cette fois-ci pour une rencontre exceptionnelle avec un grand auteur de la littérature policière, Thomas H. Cook !

Policiers, thrillers & romans noirs

Salué comme l’un des plus grands écrivains de roman policier de sa génération, il publie son premier roman Blood Innocents alors qu’il est encore étudiant, disponible chez nous chez Gallimard.

Depuis, il est l’auteur d’une trentaine de romans à succès et a été nominé pas moins de 6 fois par la Crime Writers’ Association (qui s’occupe de récompenser les meilleurs romans policiers et leur décerne un prix) et remporte un Award dans la foulée !

Rencontre avec Thomas H. COOK à Ombres Blanches, dans le cadre du festival 2015 de Toulouse Polars du Sud, animée par Jean-Marc Laherrère.Il reçoit le Prix Edgar Allan Poe du meilleur roman policier en 1996 pour The Chatham school affair, réédité chez nous en poche sous le titre : Au lieu-dit Noir-Étang, et rafle au passage  le Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points en 2013, dont j’ai été membre du jury lecteur.

« Ce sont en général des romans assez intimistes qui se passent dans les secrets des familles. »

Mais avant d’attaquer, voici un petit résumé du dernier roman de Thomas H. Cook :

Le crime de Julian Wells :

Philip Anders, critique littéraire, s’interroge : pourquoi son ami l’écrivain Julian Wells s’est-il tranché les veines dans une barque, au milieu de l’étang de sa propriété des Hamptons ? Le suicide est irréfutable, ses raisons impénétrables.

En enquêtant sur leur passé commun ? un voyage en Argentine du temps de la dictature militaire, au cours duquel leur jolie guide Marisol avait disparu ? mais aussi sur l’œuvre de Julian, hantée par des tueurs aussi abominables qu’Erzsébet Báthory, la Comtesse sanglante, ou Tchikatilo, l’Éventreur rouge de Rostov, Anders est confronté à la part d’ombre de celui qu’il admirait tant.

Et si ce suicide n’était pas le seul crime de Julian Wells ?

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La conversation a été animée par Jean-Marc Laherrère et Benoît Séverac, qui s’est occupé de la traduction en direct. Elle n’est donc pas strictement littérale mais bien vivante et spontanée !

Elle tente de rendre compte des paroles de Thomas Cook aussi fidèlement que possible dans le feu de la discussion et a permis aux personnes non anglophone de l’audience de suivre la conversation afin d’écouter ce grand auteur. Merci à lui !

Pour les plus bilingues d’entre vous, vous pourrez profiter des réponses de Thomas H. Cook en anglais !

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Rencontre avec Antonio Altarriba & Keko

Le mardi 6 octobre 2015, la médiathèque du Grand M accueillait deux auteurs espagnols de bande dessinée, Antonio Altarriba et Keko, pour la promotion de leur dernier ouvrage : Moi, assassin.

Tous deux étaient invités à discuter de leur œuvre dans le cadre du festival international des littératures policières de Toulouse. Ce fut pour eux l’occasion de revenir sur leur parcours et de nous parler du monde de la bande dessinée outre Pyrénées, encore amplement déconsidérée.

L’Art de tuer

Moi, assassin a reçu le Grand prix de la critique ACBD en 2015 (« l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée ») et faisait partie la même année de la sélection officielle du Fauve Polar d’Angoulême.

La BD, qui a reçu un accueil plus que favorable de la part du public et des critiques, aborde sur fond historique de nationalisme basque la question du meurtre. Qu’il serve une vengeance ou des revendications politiques et idéologiques : rien ne le justifie. Mais les auteurs posent ici la question de sa gratuité… transformant sa pratique en un véritable art de tuer.

Les auteurs

Antonio Altarriba endosse le rôle du scénariste. Essayiste, Antonio Altarribaromancier, critique, professeur de littérature française et scénariste pour la télé et la BD, il s’est fait connaitre en France par son roman graphique L’art de voler (El arte de volar), illustré par Kim, qui raconte la vie de son père dans l’Espagne en crise du XXe siècle. L’ouvrage avait déjà reçu en 2010 le Prix national de la bande dessinée pour sa qualité.

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Keko festival Vinetas a Coruna

Keko quant à lui s’occupe cette fois des illustrations. Scénariste et dessinateur, il publie d’abord des histoires courtes dans le magazine Madriz et publie un premier album très remarqué : La Isla de los perros (L’île aux chiens). Plusieurs albums, seul ou en collaboration, ont suivi dont les magnifiques Plein les yeux, reprenant l’imagerie des années 50′, et La Protectrice, un ouvrage sublime qui donne une suite à la Tour d’écrou d’Henry James.

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Alexandra Carrasco s’est quant à elle occupée de la traduction française.

Antonio Altarriba y Keko, dibujados por éste último.

Portrait d’Antonio Altarriba et de Keko dessiné par ce dernier.

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Rencontre avec Yves Ravey

Dans le cadre du 7e Festival International des Littératures Policières, organisé par l’association Toulouse Polar du Sud, qui s’est déroulé les 9, 10 et 11 octobre derniers, de nombreuses animations, des débats et des rencontres avec des auteurs étaient organisés.

Le Festival ne s’est pas seulement contenté de sa place sous le chapiteau, installé pour l’occasion à Basso-Cambo à la librairie de la Renaissance, il en a profité pour s’inviter hors les murs, dans divers lieux culturels de la ville.

Et c’est la librairie Ombres Blanches qui a inauguré le festival en accueillant Yves Ravey dans sa grande salle de conférence, le samedi 3 octobre, afin de présenter son nouveau roman : « Sans états d’âme », publié aux Éditions de Minuit.

La rencontre a été animée par Jean-Paul Vormus, président de Toulouse Polars du Sud, dans le cadre du festival.

Après quoi Yves Ravey a répondu aux questions du public.

Chapiteau Basso-Cambo, photo de Christelle Guillaumot

Chapiteau Basso-Cambo

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